NOTEO CAS D’ÉCOLE DE L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE À CONSTRUIRE

On scanne un produit, on obtient la note environnementale , sociale, santé et qualité prix du produit . Révolutionnaire ! on l’attendait tous…

Pourtant Notéo aurait pu ne pas voir le jour.

Quand j’ai rencontré Baptiste Marty, le fondateur, à un colloque de Sciences Po en janvier 2009, son idée m’est apparue tellement évidente, tellement attendue, qu’elle aurait dû intéresser les investisseurs, qu’elle aurait pu être lancée par d‘autres. Non, il aura fallu attendre 5 ans pour que cette idée voit le jour grâce à la foi de son fondateur, à l’expertise de son équipe, et au soutien réaffirmé de personnes, dont je fais partie, qu’il a voulu associer au projet, au gré des rencontres.

Un entrepreneur portant un projet d’intérêt général ?! Ce type de créateur ne rentre pas dans les cases habituelles. Investisseurs ou opérateurs publics ont bien du mal à l’appréhender. Nombre de porteurs de projet sont dans ce cas. Portant un projet d’intérêt collectif tout en ayant une contrainte de rentabilité, ils se situent entre le service publique, la sphère privée et l’économie. Dès lors, des questions qui peuvent sembler anecdotiques au regard de l’enjeu, deviennent bloquantes: quel statut ? association ? entreprise ? lien entre les deux ? conflit d’intérêt ? Heureusement Baptiste a su croiser des personnes à Nantes Métropole, à la Région Pays de Loire, au Crioc, à Oséo… qui ont su y croire, qui ont su passer outre ces modes de pensée dépassés.

Un projet ultra innovant qui se fait dans le partage, le don ?! L’idée de Notéo était à ce point révolutionnaire que la tentation de la garder confidentielle était grande… Nous sommes dans une société de brevets où les entreprises ont le culte du secret, de la confidentialité. Que personne ne leur vole l’idée avant le lancement de la version « up » du enième produit.Ouf ! Mais rien de génial n’a pu sortir dans le cercle ronronnant d’une conception verrouillée. Baptiste a su mobiliser des amis, experts, au fil de brainstormings chahuteurs et constructifs. Pour ma part j’avoue avoir été un peu déroutée d’animer une réunion de partage avec les parties prenantes à un moment où beaucoup de questions étaient encore en suspens. Mais la collaboration c’est croire en l’esprit critique et bienveillant des acteurs, avoir confiance en leur capacité à se projeter, à vous suivre. Accepter de se montrer imparfait pour avancer.

Il ne suffit pas d’y croire pour ça se fasse, la base c’est le modèle économique ?! Je suis bien sûre que durant ces longues années certains des collaborateurs de Baptiste se sont demandés où ils allaient. Est ce que cela verrait le jour? Aujourd’hui encore ils cherchent des financements complémentaires (à bon entendeur…) Qu’est ce qui a maintenu cette foi ? Et bien il fallait que cela existe, c’était une idée d’intérêt général qui contribuerait à changer le monde.

merci à Baptiste et son équipe pour leur persévérance… et la prochaine fois que vous croiserez un entrepreneur d’intérêt général, soutenez le !

Sandrine

Pour savoir comment ça fonctionne. Lire ici: Notéo va peut être changer le monde. Les consommateurs reprennent le pouvoir par l’information, ils auront enfin l’occasion par leur acte d’achat de s’engager. Et cela va pousser les entreprises et les distributeurs à changer leur offre….

 

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