L’intuition du réel et le sens de la prospective

Sandrine a trois sujets de recherche permanents:

Les attentes des individus: ce qu’ils ressentent, ce qu’ils sont prêts à accepter, ce qui n’est pas négociable, ce vers quoi ils vont. Ce que l’on observe dans leurs comportements, leurs exigences et leurs aspirations.
Se projeter pour réinventer: ce que sera demain, d’après ce que l’on peut anticiper, en croisant toutes les données socioculturelles, économiques, technologiques, spirituelles.
Les liens entre les êtres et les organisations : créer une relation forte et ouverte, trouver le bon niveau de discours, faire évoluer la communication pour qu’elle se pare à nouveau de vertus positives.

Auteure du livre « l’utopie, mode d’emploi », édition La mer salée

Après plus de 10 ans à conseiller les entreprises Sandrine Roudaut a décidé de consacrer du temps à la compréhension des freins qui nous empêchent de changer fondamentalement, avec l’intuition que la RSE, le DD et la consommation responsable échouaient à mobiliser et relever les enjeux. Ce livre est le fruit de cette réflexion, il est dédié aux artisans d’un monde soutenable et désirable, citoyens ou professionnels. Il a pour vocation d’aider ceux qui veulent changer les choses, à comprendre les processus auxquels ils sont confrontés. À la croisée de la sociologie, de l’économie, de la communication et de la philosophie, ce livre propose une approche nouvelle, l’expérimentation radicale: des solutions concrètes, pour libérer notre inspiration, convaincre et modifier les comportements. Il s’avère que l’utopie est réalisable…

Parcours: Stratégie, décloisonnement, créativité et communication

Le conseil auprès des dirigeants d’entreprise et des organisations depuis 2001, en indépendante puis en créant Alternité. Elle anime un observatoire prospectif pendant 8 ans. En 2003 une rencontre est déterminante: Thierry Kazazian écodesigner auteur de ‘Il y aura l’âge des choses légères’, un livre fondamental, réaliste et visionnaire, bouleversant et porteur de solutions.

Elle travaillait auparavant en agence conseil en communication. Chez Callegari Berville (Grey), où on apprend l’exigence stratégique, à ne jamais sous estimer le public, à travailler la vision de la marque et de l’entreprise. Avec Ligne Roset, Tomy, Parc Astérix, Sopéxa, Huiles Antar, Olympia, Française des Jeux, Miko, Unilever, Groupama. A Nantes chez Nouvelle Vague (BDDP/TBWA) et LM Y&R où elle a été intégrée plus largement aux problématiques stratégiques de ses clients. Pour la Ville de Nantes, Bébé Confort, Rougié Bizac, Jacques Leleu, Perliz, Harmonie Mutualité.

Liens

Lien vers son Tedx Vaugirardroad
Plus sur l’histoire de « l’utopie mode d’emploi »
Pour commander ce livre paru fin avril 2014 aux éditions la mer salée
Un autre angle de vue sur son parcours sur le portrait « Auteur »
Vous pouvez suivre Sandrine sur Twitter via @AlterniteTweet

Convictions

La nouvelle société du lien nous affranchit

Notre vieux modèle de consommation n’est plus viable, ni même enviable. Une nouvelle société émerge avec au centre un individu qui s’affranchit des vieilles autorités (grandes marques, politiques, experts, journalistes…). Sortant du passif consommateur, il devient plus adulte, il accepte la complexité des choix qui se posent à lui. Il expérimente sa nouvelle responsabilité, son incohérence aussi, des résistances ordinaires, des consommations émergentes. Sans y être invitée et sans le revendiquer la nouvelle société du lien réinvente d’autres modèles par petites touches, forte d’un triptyque révolutionnaire: idéal soutenable – outils numériques – esprit collaboratif. A mesure que les scandales sanitaires, sociaux et écologiques seront plus évidents, que le dogme de la croissance durable tombera, cette société va s’imposer. Qui sont-ils ? A y regarder de près ils sont partout: des salariés, des dirigeants, des citoyens, des alters, des femmes, des Français moyens, des jeunes… Demain le damier se sera retourné.

L’entreprise, actrice de l’utopie

Une entreprise doit pouvoir se saisir de ces aspirations et porter sa propre vision du monde en réinvention. Proposer une offre, un projet, des design qui permettent à chacun de contribuer à un monde meilleur, communiquer pour engager chacun à modifier ses choix et ses comportements. Ces nouveaux enjeux créent du sens, de l’attachement à l’entreprise. Cela fait évoluer chacun dans son métier, dans sa vision du monde; c’est source de confiance en son pouvoir d’agir, cela libère la créativité et la mobilisation. L’utopie est une aventure enchanteresse, elle doit rester légère mais déterminée.